L’éthique et l’esthétique n’existeraient pas sans la liberté

L’éthique et l’esthétique n’existeraient pas sans la liberté

 

Les femmes qui sont par ailleurs l’élément essentiel de la société éthique et politique, jouent un rôle vital pour l’illumination de la vie par les valeurs de la liberté, de l’égalité et de la démocratie. Les sciences éthiques et esthétiques sont une partie indissociable de la science féminine. Par leurs lourdes responsabilités, il est incontestable que les femmes ont une grande force de réflexion et de mise en pratique pour ouvrir la voie à de grandes évolutions. L’attachement des femmes à la vie est beaucoup plus fort que celui des hommes. Le niveau avancé de l’intelligence émotionnelle est relatif à cela. L’esthétique est donc un sujet existentiel pour les femmes concernant l’embellissement de la vie. La responsabilité des femmes est beaucoup plus large concernant l’éthique (la théorie de la morale) et l’esthétique (la théorie de la beauté). La nature des femmes est plus réaliste et plus responsable concernant les prises de décisions et les élaborations du niveau de justice et de raisons dans une société morale politique aux sujet des côtés négatifs de l’éducation, de l’atrocité de la guerre et de l’importance de la vie et de la paix. Bien sûr que je n’évoque pas les femmes qui sont le pantin ou l’ombre des hommes. Ces femmes en question sont celles qui se sont imprégnées de la liberté, de l’égalité et de la démocratie.

 

C’est par ces valeurs ETHIQUES et ESTHETIQUES cumulées par le potentiel de liberté et d’égalité du front des femmes que les travaux pour œuvrer à l’évolution d’une société démocratique porteront un grand sens. La résolution et la mise en œuvre de ces questions est d’une grande importance pour franchir les obstacles. Ceci est indispensable pour être la force motrice de la société kurde ainsi que de la région du Moyen Orient. Une vie démocratique avec les femmes basées sur la liberté et l’égalité est une question vitale. Pour cela, il faudra franchir la séduction du capitalisme contemporain et l’esclavagisme gravé dans les veines par une morale basée sur la morale libérée donc l’ETHIQUE et par une meilleure manière de vivre donc par l’ESTHETIQUE. Réussir à fonder une vie libre entre les femmes et les hommes vers la création d’une société socialiste est égale à la mise en œuvre d’une science correcte –Jineolojî-, d’une bonne éthique donc à une juste et nouvelle conscience moral ainsi que par une nouvelle notion de la beauté donc de l’esthétique qui se produit par une attitude juste. L’idéal d’une vie basée sur le socialisme d’une société démocratique qui n’est pas complété par la révolution démocratique des femmes est une illusion.

 

Le PAJK (Parti des femmes libre du Kurdistan) est une représentation de la Jineolojî.

 

La distance entre la sociologie et l’idéologie s’est raccourci. La différence entre la sociologie et le socialisme scientifique aussi a diminué. Les échanges entre les réflexions idéologiques, sociologiques et scientifiques ont acquis une intégrité et évoluent vers une science sociale cohérente. Le PKK est l’un des premiers partis qui a le plus d’idéaux à ce sujet. La force d’un parti socialiste se mesure par sa susceptibilité aux sciences sociales. Sa force de décision provient de son lien avec les sciences sociales. Son rôle meneur évoluera autant que son taux scientifique de capacité idéologique et sociologique.

Une révolution démunie des sciences sociale ainsi que des transformations sociales peut parfois virer au meurtre et à la trahison sans qu’on puisse le remarquer. La seule manière d’empêcher cela est de délivrer les sciences sociales des mains des forces hiérarchiques-scientifiques ; de les restructurer afin de fonder nos propres écoles et académies de sciences sociales. Par notre politique, rendre essentiel notre mentalité basé sur les sciences sociales. Et peut-être que le plus important est de faire régner la morale sociale. Marcher jusqu’au bout d’un chemin tracé par une morale politique demande de la conviction et de la détermination. Sans aucuns prétextes il ne faut se repentir ni trahir ces valeurs. Il faut être en harmonie avec un monde mêlée d’une mentalité éthique et scientifique. Il faut vivre consciemment. Si la science, la politique et la morale avancent main dans la main, nous verrons qu’il ne nous restera plus aucune cause sociale à surmonter pour servir les peuples de la région et de l’humanité entière.

Utiliser le trio de la sociologie, de la morale et de la politique est indispensable pour que le parti arrive à autogérer la transformation sociale tant que le système capitaliste existera… La mentalité est la force du sens de notre parti. Il est clair que le Parti a besoin d’analyser la sociologie. Car la sociologie définit comme une science qui rassemble toutes et évolutions scientifiques est une lumière pour la transformation de la société.

Actuellement le PAJK attire l’attention du monde. Je me concentre quotidiennement sur cette question. Les femmes de la montagne, les femmes du Rojava doivent être consciente que je mets tous mes efforts en oeuvre pour une révolution féminine. La situation actuelle est inacceptable. Une conférence a été organisée en Europe, mais le problème est que la question sociale et une question de collectivité. C’est pour cela que je propose l’éthique et l’esthétique. J’ai défini la beauté des femmes par l’esthétique.

Quant à l’éthique vous devez vous appartenir à vous-même. Comment interpréter vos critères ? Dans notre société l’approche aux femmes est « tu es un objet absolue ».

Lorsqu’une femme résiste à cela, elle est exécutée. Par conséquent le PAJK doit avoir une solution et une réponse à toutes ces questions. Les femmes peuvent s’approfondir par une approche éthique et esthétique. Sans se décourager les femmes doivent lire, s’unir et se développer au sein des académies.

 

Développez votre sens de la libération, de l’art et de la vie autogéré par le biais des académies.

 

Pour subvenir aux besoins de restructuration des unités sociale, politique et morale, les académies peuvent contribuer à un soutien intellectuel et scientifique. A la place de se référer aux institutions officielles, développer une structure originale serait plus cohérent. Imiter les institutions de la modernité n’apportera rien d’autre qu’une défaite. Ces académies doivent être autonomes et démocratiques. Elles doivent établir leur propre cadre et leur propre programme, mais aussi se baser sur une philosophie selon laquelle le bénévolat de l’élève et de l’enseignent est essentiel. Il y a donc un échange de rôle entre les élèves et les enseignants, tout comme les bergers qui pourraient par la suite avoir le but ou la prétention de devenir professeurs. Des académies de femmes qui s’imprégneraient de la même approche pourraient œuvrer à développer des sciences spécifiques à la réalité féminine. Les femmes devraient développer leur mentalité concernant leur libération, l’art et l’autogestion à travers ces académies. D’une certaine manière, elles devraient s’auto-éduquer. Au sein de ces académies les femmes devraient se former par leur propre idéologie. Une autre compétence qui devrait aussi faire partie de ces critères est le fait que les femmes ne devraient pas seulement se limiter à la théorie, mais participer activement à la pratique. La construction et les activités des académies devraient être définies par des besoins pratiques selon le temps et le lieu. Des montagnes jusqu’aux quartiers, tous les lieux pourraient se transformer en académie. Bien sûr qu’il ne faut pas se mettre à la recherche des établissements qui prouvent la grandeur du pouvoir. La durée de la formation pourrait être définie selon l’arrivée et la situation des élèves tout comme dans des monastères, ou des établissements publics. Il n’est pas nécessaire de définir des agendas de formation comme dans les établissements officiels. Il est aussi impensable que ces établissements soient démunis de formes ou de règlements. Des règles éthiques et esthétiques sont indispensables. Les femmes ont des dizaines, des milliers de problèmes. Elles ne pourront les résoudre que par le biais de ces académies.

Elles pourront débattre des jours entiers sur la construction des cafétérias, d’immeubles, de places pour trouver la bonne solution. Sans aucunes peurs ni contraintes, elles pourront discuter librement et trouver des solutions à des thèmes cruciaux que vivent les femmes, telles que la violence conjugale, les crimes d’honneurs et les oppressions.

Au sein de ces académies, elles pourront se former sur différents domaines tel que le sport, la politique, le droit, la philosophie, l’art et la culture. Ces académies devraient accueillir toutes les parties de la société, des femmes universitaires aux femmes au foyer. Auparavant, il y avait des instituts de village qui œuvraient à des activités semblables. Mais le modèle d’académie que je propose dépasse les instituts. Le nom de l’établissement n’est pas si important, on peut l’appeler académie ou institut. L’important c’est une construction féminine. Les femmes sont productives. Elles pourraient résoudre leurs problèmes économiques par leur production. Elles peuvent par exemple faire de l’agriculture biologique en louant un champ. Elles pourront contribuer à répondre au problème du chômage. Le travail des femmes me donne de l’enthousiasme. Les femmes peuvent avoir confiance en elle. Tant qu’elles se concentreront sur la liberté il n’y a rien qu’elles ne pourraient pas réussir.

Les institutions scientifiques, culturelles et linguistiques sont importantes. Les personnes qui n’ont pas de connaissances sont dangereuses. Les académies sont des institutions scientifiques et non pas politique.

 

Abdullah Öcalan